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Le Festival Mondial de Folklore de Jambes

Fenêtre ouverte sur le Monde, le Festival Mondial de Folklore n’a pas été uniquement synonyme de fête, il a été et reste un engagement pour un monde de rencontre, d’amour et de paix.
Le Festival Mondial de Folklore de Jambes, c’est un Festival en toute simplicité, à dimension humaine et familiale, où règnent la sincérité et la convivialité, un festival avec le sens de l’amitié entre tous.
Un festival avec un mélange de rêve, d’imaginaire à travers lequel nous parcourons les couleurs du monde via les danses, les chants et les contes traditionnels folkloriques. Et ainsi découvrons-nous les coutumes de tous ces pays inconnus ou presque.

Comment naquit le Festival de Folklore de Jambes ?

La première édition vit le jour à la Pentecôte 1958. C’était l’année de l’Exposition Universelle de Bruxelles ; de grandes fêtes étaient organisées dans les villes. L’occasion était belle de montrer à Jambes, le dimanche de Pentecôte un spectacle inédit. Et le Comité des Fêtes de l’époque porta son choix sur un festival de folklore, profitant de la présence en Belgique de nombreux et réputés groupes étrangers, qui se déroula sur le stade et auquel le temps fit un bien mauvais sort.

Une pluie diluvienne interrompit le spectacle, les acteurs bretons, arlésiens, suisses, corses firent contre ces intempéries, bonne mine. Le podium céda sous les gavottes des Bretons. Malgré ces avatars, le public répondit très bien, une tradition était née car devant un tel succès, le bourgmestre, Monsieur Jean Materne, émit le désir de voir un groupe semblable se créer dans la localité.

Monsieur Jean MOSSERAY employé à la commune de Jambes se dévoue. Il est aidé et conseillé par deux membres de la Commission Royale de Folklore de Belgique : Monsieur Ernest Montellier, folkloriste et musicologue et Monsieur Félix Rousseau, académicien, qui fut titulaire de la toute première chaire de folklore de l’Université Catholique de Louvain.

Et ainsi, en 1960, naquit La «Frairie des Masuis et Cotelis Jambois» et … l’idée de créer un «Festival International de Folklore» annuel.

En 1960, l’édition se déroula dans un coin de l’ancien Parc Lambin, non encore aménagé, intégré au Parc Astrid. Déjà le qualificatif « international » s’impose puisque des groupes français figurent à côté de plusieurs groupes régionaux. Cette réédition fut encore perturbée par la pluie. Une photo en fait le festival du parapluie.

L’idée était lancée : annuellement le mois d’août vit revenir les chanteurs et danseurs de diverses régions de France et durant les premières années, on fit le «Tour de France» du folklore !

Au fil des ans, on passe les frontières franco-belges, le festival s’étoffe et attire un public de plus en plus nombreux. Presque tous les pays d’Europe se sont produits à Jambes.

En 1978, le festival devient « mondial », pour la première fois, un pays d’Amérique du Sud est présent : le Pérou.

En 1979, un nouveau comité est formé sous la présidence d’honneur de Monsieur Jean Mosseray, qui laisse sa place lors de sa retraite professionnelle, et la présidence effective àMonsieur Claude RENARD.

Le festival acquiert une importance de plus en plus grande et devient un des événements les plus marquants du calendrier des fêtes namuroises.

C’est le vingtième anniversaire, qui est d’ailleurs placé sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Baudouin, et les spectateurs émerveillés applaudissent les danseurs du « Punjab », province de l’Inde.

En 1980, sept mille spectateurs enthousiastes clament leur admiration devant le talent et la fougue des représentants du Canada et de la Bolivie.

En 1982 et 1983 sous la présidence de Marylyn BOULANGER et présidence par intérim de Monsieur Marcel DECRAUX, le public répond encore plus nombreux à cette invitation au voyage, traversant en l’espace d’une soirée, un monde sans frontières.

En 1984, le Festival International de Folklore, étant un des plus importants de Wallonie, continuera sur sa lancée sous la présidence de Monsieur Francis REMACLE.

Notre festival recevra en 1985, des instances supérieures de la Fédération des Organisateurs de Festivals, le titre de « Festival Intercontinental », ce qui représente la plus haute distinction et classification en tant qu’organisation folklorique. En effet, il n’en existait que cinq pour toute l’Europe.

En 1996, sous la présidence de Madame Andrée DRICOT, le Festival bat son plein et retrouve le sens de la fête, la simplicité des gestes d’autrefois, le calme et la sérénité d’antan.

En 2002, le Festival International de Folklore prend une tournure différente sous la présidence de Madame Malika BEN BRAHIM. Le festival s’appellera «Danses et Musiques du Monde». Ce sera un mélange de musiques, de danses et de chants entre tradition et modernité. Une manifestation qui se regarde et qui s’écoute !

De 2007 à 2009, le festival fut organisé par la DAPO Nationale (Fédération Wallonne des Groupements de Danses et Musiques Populaires asbl) aidée de son président Daniel COUSTRY. Il revient aux traditions et aux origines du Festival axé sur la danse.

Ensuite, la DAPO-Namur asbl prendra le relais en 2010 avec Andrée DRICOT à la présidence, et en 2011, avec à la tête comme présidente Emma BONET. Ensemble, les membres de l’asbl se sont attelés à la difficulté majeure que représente l’organisation d’un grand festival : une ardente obligation de renouveler et d’innover pour la plus grande joie du public.

Grâce à la qualité des spectacles et à l’accueil sympathique réservé aux groupes, le Festival est référencé de haut niveau.

Début 2012, une nouvelle asbl dénommée « Festival de Folklore de Jambes-Namur » s’est créée avec à sa tête Mademoiselle Maria Teresa RODRIGUEZ ROCHA entourée d’anciens bénévoles désirant que le plus vieux Festival de Folklore de Wallonie perdure encore longtemps dans la cité jamboise, ce, en souvenir de son fondateur, feu Monsieur Jean Mosseray.

Un nouveau défi que cette nouvelle équipe organisatrice tente de relever afin que ne se perdent pas ces traditions dans un monde modernisé, traversant en l’espace de quelques soirées, un monde sans frontières et démontrant que la Paix et l’Amitié entre les peuples dépendent uniquement de la bonne volonté des personnes.

La fermeture de la Patinoire «La Mosane» a remis en question l’organisation. Mais où s’installer ? Seule solution, que le festival prenne ses quartiers d’été sous un chapiteau rappelant ainsi les années de transition entre la salle des fêtes (actuel Espace Francis Laloux) qui partit en fumée en 1976 et la première représentation à la Patinoire en 1983.

Encore un nouveau défi pour l’équipe organisatrice et surtout une totale réorganisation ! Pour notre toute jeune asbl, c’était un très gros investissement financier. Mais cela ne nous a pas découragés ! Avec le retour du festival au mois d’août, nous avons retrouvé un public de connaisseurs et de passionnés ou tout simplement des personnes souhaitant voyager l’espace d’un moment.

En 2016, le Festival change de nom et s’appelle désormais « Festival Mondial de Folklore de Jambes-Namur » sous la houlette d’une co-présidence : Mesdames Ann LEON et Maria Teresa RODRIGUEZ ROCHA.

C’est aussi une année exceptionnelle, la Ville de Namur accueillant la 53e Européade, le Festival se voit refuser toute aide financière et technique et ne pourra organiser le 57e festival ! C’est la première fois depuis sa création que le festival ne prend pas vie !

La décision est prise rapidement, afin de faire une transition entre le 56e et le 57e festival, afin de ne pas décevoir le public, les amis, les partenaires, et les sponsors, le Festival organise «Fiesta Latina», un week-end folklorique sur le thème latino avec l’Équateur et le Mexique, à l’Espace Laloux.

En 2017, créé par Monsieur Richard Frippiat, le festival se dote d’un nouveau logo, il est plus coloré, plus vivant,  dynamique, représentatif des danseurs et des continents.

La 57e édition voit le retour de la Ville de Namur aux côtés des organisateurs, mais les reliquats de l’année 2016 portent à conséquence sur l’organisation, l’édition 2017 ne peut réintégrer le chapiteau et se tient à l’Espace Laloux.

2018, poursuivant sa lancée, le Festival modernise son site internet, se voulant dans l’ère du temps.

À partir de la 58e édition dès 2018, et pour les éditions futures jusqu’à nouvel ordre, avec l’espoir de réintégrer un jour « La Patinoire » ou une salle jamboise avec une scène digne de cette haute manifestation mondiale, le Festival décide de garder ses quartiers à l’Espace Laloux, lieu certes moins prestigieux mais plus intimiste.

Le 10 octobre 2019, le Festival reçoit du Palais Royal de Bruxelles, l’autorisation de placer la 60e édition du Festival « Sous le Haut Patronage de sa Majesté le Roi ».

Le 14 janvier 2020, le titre de « Société Royale » est accordé au Festival par Sa Majesté le Roi Philippe de Belgique. Grâce à la réalisation d’un dossier de 426 pages, motivé par les deux co-présidentes, mis en page par Richard Frippiat, et rentré auprès du Palais Royal.

En mars 2020, la cérémonie de remise du brevet de « Société Royale » par le Gouverneur de la Province de Namur, Monsieur Denis Mathen, est postposée à cause de la pandémie.

La 60e édition du 21 au 24 août 2020 est annulée, en raison de la pandémie mondiale engendrée par la Covid 19. Un bien triste anniversaire pour les bénévoles et l’équipe organisatrice.

2021, est une année encore fort compliquée. Une nouvelle fois, toutes les activités liées au 60e anniversaire sont annulées faisant suite à la pandémie. La 60e édition prévue du 20 au 23 août est à nouveau annulée et reportée au plus grand dam de toute une équipe motivée, qui, depuis deux ans, n’aspire qu’à retrouver les coulisses de cette belle aventure humaine.

Le Monde à Jambes

Que dire des groupes provenant de Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Cuba, Haïti qui nous ont fait partager la douceur des îles. Que dire des chorégraphies à couper le souffle, sur des rythmes des plus variés, de l’ancienne Europe de l’Est à ceux propres aux Latino-Américains avec toutes sortes de rythmes.

Comment ne pas rappeler les impressionnants Maoris avec à leur tête leur reine, Sa Majesté Te Atairangikaahu, assurant un dépaysement complet avec leur célèbre danse cérémonielle : le Haka, leurs peintures corporelles et tatouages, similaires à ceux de l’Île de Pâques.

Soulignons aussi la musique des ensembles boliviens, roumains, hongrois, géorgiens, paraguayens mais aussi la rigueur des danses polonaises, russes, irlandaises, …, le charme des danseurs argentins, mexicains, brésiliens, sans oublier l’envoûtement de l’Afrique et de l’Océanie.

Les pays se succèdent, venant de tous azimuts, de l’Est et de l’Ouest, d’outre-Atlantique.

Difficile de citer ici tous les pays venus à Jambes sans en oublier, voilà un aperçu :

Afrique : Afrique du Sud, Algérie, Botswana, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Égypte, Guinée, Kenya, La Réunion, Madagascar, Maroc, Nigéria, Sénégal, Togo, Zaïre, …
Amérique : Antigua, Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Colombie, Costa Rica, Cuba, Équateur, Guadeloupe, Guatemala, Haïti, Martinique, Mexique, Panama, Paraguay, Pérou, Uruguay, U.S.A., Venezuela, …
Asie : Bangladesh, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Israël, Japon, Kurdistan, Malaisie, Népal, Ouzbékistan, Philippines, Taïwan, Turquie, …
Europe : Allemagne, Andorre, Angleterre, Arménie, Autriche, Belarus, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Corse, Croatie, Écosse, Espagne, France, Finlande, Géorgie, Grande-Bretagne, Grand-Duché de Luxembourg, Grèce, Hongrie, Italie, Irlande, Karpathos, Lettonie, Lituanie, Macédoine, Madère, Moldavie, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Serbie, Sicile, Slovaquie, Suède, Suisse, Tchécoslovaquie, Ukraine, URSS-Fédération de Russie (Bachkortostan, Bouriatie, Kamtchatka, République de Mari El, Tchoukotka, Touva,…), Yougoslavie, …
Océanie/Pacifique : Nouvelle-Zélande, Ile de Pâques (Chili), Tahiti,…

Sans oublier bien sûr la Belgique : avec des groupes de Wallonie, de Flandre et de la partie germanophone.

Tous ces groupes continuent de représenter avec talent et avec fierté les traditions de leurs pays.

C’est grâce à la musique, le chant et la danse, véritables moyens de communication et d’entente entre les hommes, que notre cité est devenue pendant un temps :
« le Cœur du Monde ».

« Folklore égale Amitié »

Telle était et reste la devise d’un Festival de Folklore, né à Jambes en 1958.
Alors continuons l’œuvre entamée, voilà plus de soixante ans, par un seul homme.
Un homme simple et généreux qui a toujours pratiqué de l’authentique folklore !
Quelle tâche malaisée et combien de vertus de patience et de persévérance furent nécessaires.

Chapeau bas à vous «Monsieur Jean Mosseray».

Souhaitons plein succès aux éditions futures du Festival Mondial de Folklore de Jambes-Namur !