Belgique (Wallonie)

Le groupe a été fondé en 1961 et a fait sa première apparition en public le 26 mai 1962. Le nom «Plovinète» provient du nom donné à un quartier Marchois qui, chaque année, lors de sa kermesse, se voyait arrosé d’une pluie fine et bienfaisante.

Le groupe se constitue d’une trentaine de musiciens et danseurs, tous amateurs. 

Leur répertoire se compose d’un programme de danses typiquement marchoises et d’un autre qui survolent toute la Wallonie. Le programme marchois est tiré des mélodies composées par Julien Moiny, musicien ayant vécu entre 1850 et 1932. C’est à partir de celles-ci qu’ils ont créé une partie de leurs chorégraphies.

L’autre programme est tiré des fascicules de la Commission Royale Belge du Folklore, édités dans les années 1960, sur base de la récolte des éléments musicaux et chorégraphiques de Mesdames Rose Thisse-Derouette et Jenny Falize. 

La Plovinète s’est taillée une réputation dont elle est fière, présentant son répertoire partout en Belgique et aux quatre coins de l’Europe.

En 1969, La Plovinète a eu l’honneur de recevoir à Marche-en-Famenne l’Européade du Folklore : 3000 danseurs et musiciens de 89 groupes représentant 15 nations.

Le groupe participe encore chaque année à l’Européade dans différentes villes d’Europe où il représente la Wallonie : en 2011 à Tartuu, en Estonie, en 2012 à Padoue, en Italie, en 2013 à Gotha, en Allemagne, en 2014 à Kielce, en Pologne, en 2015 à Helsingborg, en Suède et en 2016 à Namur, en Belgique, c’était une seconde fois en Wallonie.

La Plovinète organise régulièrement des rassemblements auxquels participent des groupes amis.

Les costumes ont été créés sur base d’anciens vêtements, retrouvés chez leurs aïeux. Les hommes portent la veste dite «de bucheron», mi-tissu, mi-velours, encore utilisée de nos jours, dans une version plus actualisée. Le pantalon est soit en pied de poule utilisé dans les métiers de bouche, soit gris-ligné, plus élégant. Ils portent le chapeau de feutre gris, à bord plat, fabriqué jusqu’au début du siècle dans la région marchoise. 

Pour les dames, il est constitué d’une jupe à plis-plats sous laquelle vous pourrez apercevoir les pantalons et jupons à dentelles de leurs grands-mères. La blouse à manches bouffantes et jabots de dentelle est appelée «casawé» dans la région marchoise. Le tout est terminé par une garniture en dentelle de Marche dans les cheveux, appelée «Cawète». 

Il existe à Marche une académie de dentelle depuis les années 1970, où sont enseignés les points marchois mais aussi d’ailleurs.